Bételgeuse, a (Alpha) Orionis

19 février 2011

Bételgeuse est une supergéante rouge distante de 400années-lumière. Une magnitude apparente de 0,45 et une magnitude absolue de 5,14, soit un éclat dix mille fois supérieur à celui de notre Soleil, pour cette étoile dont la masse vingt fois plus importante que celle de notre Soleil. Ses dimensions sont gigantesques. Le diamètre de sa photosphère est 800 fois plus important que celui de l’astre du jour. Et c’est la seule étoile (si l’on excepte bien sûr le Soleil) dont on ait pu observer directement la surface, grâce à des méthodes interférométriques. En 2003, des études spectroscopiques ont montré par ailleurs que sa chromosphère, dont la température a été évaluée à 1500 K, s’étend bien au-delà de ce que l’on imaginait, et se perd dans un nuage de poussières qui entoure l’étoile. Les dimensions de cette chromosphère sont de l’ordre de cinq fois le diamètre de l’orbite de Neptune…
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Variable à longue période (environ 2070 jours, pour une magnitude évoluant entre 0,9 et 0,4), Bételgeuse possède aussi au moins cinq compagnons nains. On a parfois émis l’hypothèse que l’un d’eux évolue même à l’intérieur de son enveloppe diluée.
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Rayonnement fossile : bruit du Big Bang

19 février 2011

Rayonnement radioélectrique, découvert vers 1960 par les Américains Wilson et Penzias, d’une température de 3 Kelvin, qui, selon le modèle du Big Bang, aurait été émis dans les premiers instants de l’existence de l’Univers, donc à un point situé à une distance théorique de 12 milliards d’années de lumière qui, par l’extension de l’Univers, aurait entre-temps été remis vers 30 milliards d’années de lumière. La région émettant ce rayonnement est considérée comme la limite de l’Univers observable.
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Rayonnement fossile : bruit du Big Bang dans Liens
Au centre, la Voie Lactée, notre Galaxie, très lumineuse. En haut et en bas, en rouge et jaune, le rayonnement fossile dans lequel nous baignons depuis le Big Bang.
Le rayonnement fossile a été émis environ 300 000 ans après le Big Bang à l’origine de la création de l’Univers il y a 15 milliards d’années environ. A cette époque l’Univers était constitué d’un gaz chaud (environ 3000K) et homogène. La lumière émise par ce gaz (à une température proche de celle du soleil) était donc une lumière visible avec une longueur d’onde de l’ordre du micron. Par suite de l’expansion de l’univers, cette lumière voit sa longueur d’onde augmenter (effet Doppler) et on l’observe aujourd’hui à une longueur d’onde proche du millimètre (intermédiaire entre l’infrarouge lointain à 10 – 100 microns et le rayonnement micro-onde de l’ordre du centimètre). Le fond du ciel apparaît donc aujourd’hui comme le rayonnement d’un corps noir à une température voisine de 3 Kelvin (-270 °C). La lumière que l’on observe aujourd’hui a voyagé à travers l’univers depuis cette époque sans être altérée et l’on regarde donc directement l’Univers tel qu’il était dans le passé presqu’à sa naissance.

Exoplanète

17 février 2011

Un exoplanète ou planète extrasolaire désigne une planète orbitant autour d’une étoile autre que le Soleil.

Pendant longtemps, l’existence d’exoplanète n’a pu être prouvé par l’observation. La distance, mais aussi le manque de luminosité de ces objets célestes si petits en comparaison des étoiles autour desquelles ils orbitent ont rendu la détection impossible. Ce n’est que dans les années 1990 que les premières sont détectés de manière indirecte. Depuis, plusieurs centaines de planètes sont observés et leur nombre augmentent rapidement.

Un biais dans les méthodes de détections utilisées fait que l’on a détecté majoritairement des planètes assez particulières comparés à celles présentes dans le système solaire. La découverte de ces planètes a obligé les astronomes à revoir les modèles de formations des systèmes planétaires qu’ils avaient élaboré en se basant sur le système solaire.

Depuis que les méthodes se sont améliorées, nombre de travaux de ce domaine visent à mettre en évidence des planètes ressemblant à la Terre et pouvant héberger une vie comparable à celle qui y existe.

La découverte de la première planète extrasolaire a été annoncée le 6 octobre 1995 par Michel Mayor et Didier Queloz (de l’observatoire de Genève), d’après des observations qu’ils ont réalisées à l’observatoire de Haute-Provence grâce à la méthode des vitesses radiales. L’étoile hôte est 51 Pegasi ((lien)), dans la constellation de Pégase, à environ 40 années-lumière de la Terre.

Depuis lors, plus de 200 planètes ont été détectées, dont beaucoup par une équipe menée par Geoffrey Marcy de l’université de Californie à Berkeley.

Plus de la moitié ont été découvertes à l’UNIGE (Université de Genève) par des équipes internationales.

Le premier système où l’on a détecté plusieurs planètes était Upsilon Andromedae, dans la constellation d’Andromède. Le deuxième fut 55 Cancri ((lien)). Ce dernier est le plus grand système planétaire connu à ce jour (hormis le nôtre) car il contient au moins quatre planètes.

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C’EST QUOI LE BIG BANG ?

14 février 2011

Le Big Bang désigne l’époque dense et chaude qu’a connue l’univers il y a environ 13,7 milliards d’années, ainsi que l’ensemble des modèles cosmologiques qui la décrivent, sans que cela préjuge de l’existence d’un « instant initial » ou d’un commencement à son histoire.

Cette phase marquant le début de la dilatation et de l’expansion de l’univers, abusivement comparé à une explosion, a été désignée pour la première fois, et ce de façon assez dédaigneuse, sous ce terme de Big Bang par le physicien anglais Fred Hoyle lors d’un programme radio de la BBC, The Nature of Things (littéralement « La nature des choses »), dont le texte fut publié en 1950. Hoyle ne décrivait pas la théorie, mais se moquait du concept car il proposait un autre modèle cosmologique, aujourd’hui abandonné, la théorie de l’état stationnaire, dans lequel l’univers n’a pas connu de phase dense et chaude. Malgré ce côté initialement méprisant, l’expression est restée et a perdu sa connotation péjorative et ironique pour devenir le nom scientifique et vulgarisé de l’époque d’où est issu l’univers tel que nous le connaissons.

Le terme de Big Bang chaud (Hot Big Bang) est encore parfois utilisé pour souligner le fait que le modèle prédit que l’univers était plus chaud quand il était plus dense. Il se réfère au concept de Big Bang décrit ci-dessous. Le qualificatif de « chaud » était parfois ajouté car le fait que l’on puisse associer une notion de température à l’univers dans son ensemble n’était pas encore bien compris au moment où le modèle a été proposé au milieu du XXe siècle.
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ANTARES : chasse aux neutrinos ouverte en Méditerranée

13 février 2011

Après sept ans d’efforts, la construction du télescope sous-marin Antares dédié à la détection de neutrinos vient de s’achever à la Seyne-sur-Mer (Var). En scrutant les fonds marins à la recherche de ces particules cosmiques, Antares devrait nous en apprendre un peu plus sur certains des secrets les mieux gardés de l’Univers.

C’est parti pour « Antares » ! Annoncé conjointement par le CNRS, le CEA et l’Ifremer dans un communiqué de presse le 25 juin 2008, le télescope européen sous-marin dédié à la chasse aux «neutrinos cosmiques » est fini d’être installé. Fin mai, une équipe spécialisée avait procédé à l’ultime opération visant à rendre l’instrument de dix hectares pleinement opérationnel : le câblage par 2400 mètres de fond des deux dernières des douze lignes de détecteurs dont il est constitué. Réalisée sans anicroche, la mission avait nécessité la mobilisation du submersible « Victor » de l’Ifremer. Et son transport sur le site situé à dix milles nautiques de l’île de Porquerolles en Méditerranée…

Avec la fin de ces travaux, l’Europe entre de façon spectaculaire dans l’ère de l’astronomie des neutrinos. Très abondantes dans l’Univers, ces particules bombardent la Terre, en permanence. Bien que leurs origines varient, des expériences conduites au laboratoire montrent que les plus véloces d’entre elles sont produites par des protons accélérés probablement lors de cataclysmes mettant en œuvre de fantastiques énergies : super trous noirs au centre des galaxies, micro-quasars (étoiles doubles dont l’une est un trou noir) ou restes d’explosion d’étoiles en supernovæ. Autre origine possible : la « matière noire », cette substance invisible qui représenterait jusqu’à 85 % de toute la matière existante et dont la nature échappe encore aux physiciens.

L’astronomie des neutrinos, à quoi ça sert ?
L’astronomie des neutrinos
Si ces entités intéressent aujourd’hui les astronomes, c’est qu’elles sont bien souvent les seuls témoignages nous parvenant de phénomènes difficilement repérables à l’aide des télescopes classiques. Et ce, en raison d’un curieux don leur permettant de traverser la matière de part en part sans être stoppées. Comme cette propriété fait que ces particules voyagent en ligne droite à partir de l’endroit où elles ont été générées, le but des chercheurs depuis les années 70 est d’établir la direction dans laquelle se déplacent les neutrinos les plus énergétiques afin de remonter aux sources pour les étudier.

Le projet Ice-Cube
Deux instruments ont tenté par le passé de réussir cet exploit en détectant non pas directement les neutrinos mais des particules issues de leurs rencontres avec des atomes de matière : les muons. Grâce à des rangées de photomultiplicateurs alignés les uns à côtés des autres dans les eaux gelées du Lac Baïkal et dans la calotte Antarctique, les responsables des programmes Baïkal et Amanda ont ainsi longtemps espéré repérer l’infime trace lumineuse laissée dans la glace par le passage des muons. En vain. Car si ces dispositifs ont bien réussi à identifier des muons, ils n’ont pu en établir l’origine cosmique. L’équipe d’Amanda a récemment expliqué cet échec par la faible surface occupée par son système : 0.1 km². Aussi travaille-t-elle actuellement à une seconde version élargie : ICE-CUBE, un gigantesque détecteur de 1 kilomètre cube qui sera opérationnel à partir de 2009 dans les glaces du pôle Sud.

LE RÉVEIL DU TROU NOIR DE NOTRE GALAXIE

13 février 2011

Le très discret trou noir « supermassif » tapi au centre de la Voie lactée s’est réveillé il y a 400 ans. Des nuages moléculaires situés à quelques années-lumière portent encore la trace d’une éruption géante qui aurait duré trois siècles.

Un trou noir supermassif loge au centre de la galaxie

Le centre de la Voie lactée héberge un trou noir supermassif. Une équipe internationale dirigée par des astrophysiciens du laboratoire Astroparticule et Cosmologie de Paris vient d’enregistrer une nouvelle preuve de son existence : un sursaut d’activité dont les nuages moléculaires alentour portent encore la trace. Une éruption qui aurait débuté il y a 400 ans pour ne s’éteindre qu’au début du XXè siècle. 300 années durant lesquelles le trou noir aurait été un million de fois plus actif qu’il ne l’est aujourd’hui.

Pour Régis Terrier, l’un des co-auteurs des deux articles publiés fin mai dans The Astrophysical Journal, « on a eu de la chance d’avoir pu observer le début mais aussi la fin de l’éruption, dans des nuages de gaz situés respectivement à 200 et 500 années-lumière du trou noir. Les observations auraient été réalisées il y a dix ans, les nuages n’auraient peut-être pas reflété simultanément les deux événements ».

Comète Hartley 2 : pluie de météores en vue ?

1 novembre 2010

Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences

Continuant sa course dans l’espace sous le regard des télescopes terrestres et de la caméra de la mission Epoxi, la comète 103P/Hartley 2 abandonne sur son orbite des poussières arrachées par le vent solaire. Ces particules pourraient très bien rencontrer la Terre d’ici le début du mois de novembre.

Restes poussiéreux des passages de comètes, les étoiles filantes viennent régulièrement rayer le ciel de leur éclat fugitif, avec une cadence plus élevée lorsque notre planète coupe leur orbite. L’essaim météoritique le plus célèbre est celui des Perséides, composé des poussières abandonnées par la comète Swift-Tuttle, que l’on peut admirer pendant les chaudes nuits du mois d’août. D’autres essaims, plus discrets, n’en sont pas moins remarquables : c’est le cas des Léonides, qui nous apportent chaque mois de novembre les poussières de la comète 55P/Tempel-Tuttle, avec un pic spectaculaire tous les 33 ans.

Rappelons que lorsque ces poussières cométaires entrent dans notre atmosphère à grande vitesse (plusieurs kilomètres à la seconde), elles s’échauffent et deviennent lumineuses quelques instants avant de se consumer. Les plus grosses d’entre elles sont particulièrement brillantes ; lorsque leur éclat dépasse celui de la planète Vénus (magnitude -4) elles prennent le nom de bolides. Le passage d’un bolide est toujours remarqué par de nombreux observateurs, dont les témoignages permettent d’en dresser le portrait-robot, comme ce fut le cas cette année pour le bolide du 16 mars. À l’instar de toutes ses consœurs, la comète verte de cet automne, 103P/Hartley 2, laisse le long de son orbite une traînée de poussières dont la Terre a peut-être déjà commencé à récolter certaines particules.

Premiers indices de bolides

Le 16 octobre dernier à cinq heures d’intervalle, des caméras de surveillance du ciel ont enregistré le passage de deux bolides au-dessus du continent américain. Le premier a survolé l’Alabama, le second s’est enflammé à l’est du Canada. Les images obtenues ont permis, par triangulation, de reconstituer la trajectoire de ces deux corps dans l’espace.

Surprise : tous les deux ont une orbite identique à celle de la comète Hartley 2. D’autre part, la vitesse de déplacement relativement lente des deux bolides correspond à la vitesse théorique prévue pour d’éventuelles particules issues de la comète Hartley 2.

Les 2 et 3 novembre, levez le nez vers le ciel !

Pour Bill Cooke, en charge du Bureau de surveillance des météores à la Nasa, il pourrait bien sûr s’agir d’une pure coïncidence, mais il invite cependant les observateurs à être vigilants. Les effets du vent solaire et l’influence des planètes ont pu modifier la forme et la position du nuage de particules abandonnées par la comète à chacun de ses passages, ce qui expliquerait l’observation de ces deux bolides 4 jours avant le passage de Hartley 2 au plus près de la Terre.

Selon les calculs de l’expert en météores, Peter Brown, il faudra surveiller le ciel tout particulièrement les 2 et 3 novembre. Alors que la sonde Epoxi touchera au but, le spectacle sera peut-être également au rendez-vous sous la voûte étoilée. Les éventuels météores originaires de la comète 103P/Hartley 2 sembleront jaillir de la constellation du Cygne, qui sera encore haute dans le ciel après le coucher du Soleil.
Comète Hartley 2 : pluie de météores en vue ?  dans Liens comet205

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LA MATIERE NOIR

31 octobre 2010

Existe-t-il vraiment cette matière noir ? alors c’est oui , comment peut on la detecter?est pourquoi en l’appelle comme ça? Et qu’elle est son influence sur les grande loi de la cosmologie?
Des question qu’on va essayer d’aborder dans ce sujet pour bien comprendre ce concept.

La matière de l’univers est diviser en trois parties :

Partie visible:

Ce sont des astres qui émettent directement ou reflètent la lumière qui est détectable, soit à l’œil, soit à l’aide des télescopes optiques, par exemple: les étoiles, les galaxie, les planètes, les nébuleuses..

Partie invisible, mais détectable:

Ce sont des astres, qui émettent la lumière invisible qui n’est pas détectable par nos télescopes optiques, mais visible à l’aide des radiotélescopes, des télescopes thermiques, des télescopes à rayon X OU GAMA,…tout ces télescope devront observer les astres au-delà du spectre visible comme les quasars, les pulsars, les naines blanches ou grise, des régions de formations d’étoiles,…

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Partie invisible

C’est ce qu’on appelle matière noir ou matière sombre, elle est indétectable, mais exerce une influence sur son environnement, surtout au niveau galactique et intergalactique.
Beaucoup d’hypothèse ont été établies pour expliquer ce phénomène, la masse de toute la matière observable à tout les spectres ne fait que 10 pourcent de la masse globale

Nouvelles preuves de volcanisme actif sur Vénus

26 octobre 2010

Des coulées de magma encore tiède, datant de seulement quelques décennies, ont été identifiées à la surface de la planète Vénus.

Un millier de volcans sur Vénus

Les astronomes traquent depuis longtemps les preuves de l’activité géologique de Vénus, car la surface de la planète est constellée de plus d’un millier de volcans.

Nataliya Bondarenko et ses collègues de l’université de Californie Santa Cruz ont analysé les données micro-ondes récoltées par la sonde Magellan, en orbite autour de Vénus au début des années 1990. Un rayonnement micro-ondes est notamment émis par des sources de chaleur.

Des coulées de lave fraîches

Dans la région de Bereghinia Planitia, dans l’hémisphère Nord, ils ont mis en évidence des coulées de lave plus chaudes de 85°C que le reste de la surface. Leur conclusion : cette lave est jeune et n’a que quelques décennies. En effet, si elle avait coulé voici plus d’un siècle, elle se serait déjà refroidie.

Hartley 2, une comète surprenante

26 octobre 2010

Cette image de la comète Hartley 2 a été réalisée le 13 octobre avec le Faulkes North Telescope de 2 mètres de diamètre situé à Hawaï.
Hartley 2, une comète surprenante dans Liens hart